Le gag socialiste !

Putsch, tricherie, vol … La démocratie au Parti Socialiste tourne au ridicule. L’exercice était pourtant prometteur puisque jamais le PS ou un autre parti n’avait osé confier directement à ses militants le choix de son dirigeant.

Evidemment, les intérêts financiers et électoraux sont tels, qu’une solution finira bien par être trouvée…Et le parti évitera une énième fois une scission dévastatrice pour les idéaux que ce parti est censé porter. Mais voilà, le mal est…et les prochaines échéances électorales risquent bien d’être une véritable carnage pour les élus en place. Pas trop grave pour les européennes (quoique les places sont financièrement très intéressante), mais inextricablement dangereuse pour les régionales de 2010 puisque la gauche est à la tête de l’ensemble des régions françaises, à une exception prés !

Dans l’attente de cette « bancale mais impérieuse solution », les cadres et militants socialistes s’invectivent, se menacent mutuellement de procédures judiciaires…et appel à une manifestation pour « réclamer la démocratie » au Parti Socialiste.

Alors que la planète est touchée par une très profonde crise économique, que les entreprises continuent à licencier leurs salariés, que le pouvoir d’achat fond comme peau de chagrin, que les services publics sont plus que jamais menacés d’extinction (La poste) ou de marginalisation (audiovisuel public)…les partisans de Royal en appellent à la manifestation … contre les instances de leur propre parti ! N’y avait-il pas mieux à faire en cette période trouble ?

Cette élection tourne donc au gag. Peu importe qui sera la première secrétaire du parti…Elle aura à assumer sur la responsabilité des échecs à venir, échecs qui se sont préparés lors du congrès de Reims !



Militants ou moutons ? A vous de choisir !

Appel aux militants de gauche qui souhaitent une véritable alternance politique en 2012 !

L’élection du Premier secrétaire du Parti socialiste est une mascarade qui signe la mort du Parti Socialiste. Les propos tenus par les différents soutiens des deux « candidates » sont diffamants, ridicules. Les « camarades » s’étripent, s’accusent de tricherie… Le spectacle est pitoyable (voir l’article précédent « et un, et deux … ridicules), écœure les militant-e-s, éloigne les français du parti et des idéaux qu’il a cessé depuis bien longtemps de défendre. Les intérêts personnels ont pris le dessus sur l’intérêt collectif…

L’appel aux militants !

La dernière question que doit se poser tout militant socialiste, et par extension tout sympathisant de

Gauche est très simple : le parti socialiste est-il encore en mesure d’offrir une alternative de gauche crédible aux français en 2012 ?

Si, comme nous, vous pensez que le parti socialiste n’est plus que l’ombre de cette grande organisation de gauche qu’il a été, qu’il ne représente plus que quelques personnes plus enclin à défendre leurs petits intérêts que le peuple qu’il est censé représenter, qu’il n’est plus qu’une machine à perdre les élections présidentielles…Alors, tout comme nous, vous trouverez naturellement votre place dans le Parti de Gauche !

Le PS est mort…Vive le Parti de Gauche !

Le 29 Novembre à 15h00 à l’Ile Saint Denis se tiendra le meeting de lancement du Parti de Gauche. Né de la volonté de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez de rassembler dans un mouvement unitaire les forces de gauche, cette nouvelle formation politique qui a pour ambition de reconstruire une gauche digne de ce nom, sans complexe face à la droite et au libéralisme.

Les axes de travail du Parti de Gauche sont clairement énoncés. Il s’agit de construire un programme de gouvernement crédible à opposer à la droite et au capitalisme, un programme fondé sur les valeurs abandonnées par le feu PS autour des thèmes suivants :

- Tourner la page du capitalisme

- Eviter la catastrophe écologique

- Changer la répartition des richesses

- Faire revivre une laïcité intransigeante

- Refonder la république

- Construire une Europe enfin démocratique et sociale

Camarade socialiste, sympathisant de gauche, l’heure est venue de construire ensemble les victoires de demain…toi aussi, rejoins le Parti de Gauche !



Et un, et deux…RIDICULES !

Le second tour de l’élection interne au Parti Socialiste sera-t-il réellement le dernier ? La victoire de Martine Aubry pour 44 voix (celles des éléphants ?) à peine connue, voilà que Ségolène Royal demande l’annulation du résultat un l’organisation d’un nouveau scrutin !

Ridicules…Le Parti Socialiste offre aux français un spectacle pathétique dans lequel s’affronte des égaux (outre les deux candidates, les différentes « personnalités » du parti s’affrontent sur la scène publique) plus que des idées. Chacun voulant être le chef, s’approprier une organisation capable de la porter à la Présidence de la République en 2012 !

Quant aux résultats du vote des militants ils permettent simplement de constater la césure qui existe en interne dans un parti désormais concrètement scindé en deux. D’un côté, les « traditionnalistes » (enfin, ceux qui ont joué cette carte), représentés par Martine Aubry, et de l’autre, les « néo-socialistes » qui ont soutenu Royal !

Entre ces deux camps, point de salut…L’affrontement qui avait débuté bien avant la désignation par les militants de Royal à la candidature pour les élections présidentielles de 2007 a creusé un fossé tel au Parti qu’il est désormais impossible de réconcilier l’inconciliable.

Désormais, il nous faut parler des « partis socialistes » puisque même s’il n’y aura certainement pas de schisme (les intérêts financiers ne le permettent pas), nous avons bien deux clans fermement opposés qui s’affrontent à quasi égalité au sein d’un même parti. Au Parti socialiste, l’ennemi n’est pas tant Sarkozy que l’autre clan qu’il faudra bien abattre (mais à quel prix ? celui de la défaite en 2012 aux présidentielles) avant d’envisager une reconstruction (renouvellement, refondation, mutation…tous les synonymes fonctionnent ici !) interne au Parti.

Au lendemain de l’élection, et avant la proclamation officielle des résultats le mercredi 26 novembre, toutes les questions posées aux militants et aux dirigeants du PS restent sans réponse…

Quel socialisme au 21è siècle ? Quel leader pour le PS ? Quelle stratégie politique pour le parti ?

Les socialistes français paient aujourd’hui les erreurs d’hier. Après le cuisant échec Jospin en 2002, et alors que l’ensemble des partisans de gauche le demandait, et malgré les belles paroles et promesses de soir d’élection, le Parti Socialiste a refusé d’établir son autocritique. Idem après le referendum européen pour lequel le PS avait apporté son soutien…ni même après 2007 et la 3ème défaite consécutive à une élection présidentielle…

En refusant toute discussion sur le fond, en rejetant toute remise en question structurelle, le parti a peu à peu décliné au point de connaître aujourd’hui son effondrement !

Triste spectacle, convenons-en, tant pour les citoyens de gauche que pour la Démocratie française qui a pourtant bien besoin d’une opposition construite et en ordre de bataille.



En réponse à la profession de foi de Patrick Allemand !

Pour le plaisir…j'ai repris et anoté (en rouge) la profession de foi de Patrick Allemand. Bonne lecture ! 

J’ai l’honneur de solliciter ton suffrage à l’occasion de ce congrès pour exercer la responsabilité de Premier secrétaire fédéral dans une situation inédite puisque je suis le seul candidat [la démocratie locale bat son plein…On se croirait retourner en URSS…J’aime !]

Ma candidature est bien entendu la conséquence des 45% de voix réalisées par la motion que je représente dans notre fédération – la motion E, « fiers d’être socialistes » [Comme quoi, à Nice, le socialisme est un libéralisme puisque la motion E est de centre droit…Mais comme nous sommes au PS, il faut respecter les apparences…d’où le fier d’être social traitre…euh, pardon, socialiste !] . Mais même si cela constitue un excellent score, 45% ce n’est pas la majorité absolue [ce qui prouve que Patrick sait compter ! ]. Dans un parti socialiste en pleine tourmente [pour ne pas dire déconfiture], cette situation aurait pu donner lieu à toutes sortes d’arrangements [alors que là, c’est plus simple, il est seul…]. Notre fédération est donc privilégiée [oui, pour les 45 % qui ont voté pour toi…les 65 autre % ne seront même pas représentés au second tour…un privilège !]

Cette situation est due à une gestion collégiale des grands enjeux fédéraux, à des pratiques démocratiques, à un esprit de coopération et à un respect des convictions de chacun propre à notre fédération et partagée par toutes les motions [Ca fait jamais de mal de se faire du bien…jolie démonstration de masturbation intellectuelle !]

Je veux donc remercier  ici tous les mandataires des autres motions et à travers eux tous les militants qui, par leur esprit de responsabilité ont rendu possible le travail que nous allons effectuer ensemble durant les trois prochaines années [toujours remercier les perdants…histoire qu’ils se sentent moins tristes après leur défaite…Quoiqu’ici, ils perdent sans même jouer…un peu à la Delanoë !]

Elle est due aussi aux agressions constantes du leader de l’UMP qui, à force de manœuvres dilatoires, de vouloir à tout prix maintenir d’anciens socialistes [qui ? Patrick ? Dominique ? c’est pas beau de critiquer gratuitement, surtout quand on est le seul candidat…Vieille pratique politique idiote qui consiste à dire du mal des autres candidats, qu’en bien même il n’y en a pas lol], en promouvoir d’autres, se servir de personnalités pour semer la zizanie chez nous et m’affaiblir [attention Patrick, la paranoïa est une pathologie qui tient de la psychose…Ah, ces grands malades qui nous gouvernent !] n’a fait au contraire que renforcer notre cohésion. 

Ce refus de décliner localement dans notre fédération une « guerre des chefs » qui se précise chaque jour davantage nationalement [joli esprit de synthèse…Mais ça fait quel effet de représenter localement un « parti » à ce point rendu ridicule ?] constitue une chance de construire ensemble la rénovation réclamée par les militants [tous à droite, camarade, l’avenir, c’est le libéralisme social…ou l’inverse !] et de travailler à renforcer l’implantation de notre parti dans le département considéré comme le plus à droite de France [ce qui explique aussi pourquoi sa gauche est la plus à droite de France !]

Comme aurait pu l’écrire Ségolène [Quelle référence ! Que dire ? Il aurait été dommage de citer Jaurès…D’abord parce qu’il était de gauche (au, le vilain mot !) et ensuite parce qu’au final, que représente Jaurès, Mitterrand…au regard de Ségolène ?], cette candidature unique ne me donne aucun droit [à part celui d’être élu !], elle ne me donne que des devoirs [ce n’est pas la candidature unique qui te donne des devoirs, mais le poste que tu vas occuper ! ]

Le devoir en premier lieu de respecter toutes les sensibilités de notre fédération et de me porter garant de pratiques démocratiques exemplaires et d’un esprit de coopération de tous les instants [Vas-tu réussir à collaborer avec des gens de gauche ? La synthèse des motions et donc des idées est impossible puisqu’il y a une dichotomie entre les socialistes et les libéraux…]. Nous ne serons évidemment pas d’accord sur tout [et surtout pas sur l’essentiel !] mais la parole de tous sera écoutée et respectée, et les désaccords ne devront jamais être un obstacle au travail commun [tournure politicienne d’habitude réservée aux lendemains d’élections !]

Le devoir en second lieu de travailler sans arrière-pensées à la rénovation de notre parti pour promouvoir l’éclosion d’une nouvelle génération politique et de nouvelles pratiques militantes car plus encore que dans le reste de la France, c’est le message qui a été passé dans notre fédération par les militants lors du vote du 6 novembre [Je n’ai jamais compris les messages subliminaux…Dans cette élection, je pensais que nous devions voter en fonction de textes, sérieux, plutôt longs et qui devaient déterminer l’orientation politique du parti…]

C’est dans cet esprit que j’ai souhaité que la composition du Conseil fédéral soit profondément remaniée. Pour la motion E, 13 des 18 membres du Conseil Fédéral désignés le 8 novembre n’y ont jamais siégé auparavant [la nouveauté n’est pas la qualité…Tu peux remplacer des gens compétents par des « nouveaux » qui ne le sont pas…Jeunes, vieux, femmes, hommes, d’origine étrangère ou non…ce qui compte, c’est la qualité de l’individu, et rien d’autre !]. De même, 9 représentants sur 10 siégeant au titre de la motion E aux commissions fédérales des conflits et des comptes n’ont jamais exercé de responsabilité. 

Le devoir enfin de rassembler toutes les énergies pour regagner du terrain sur une droite dure, aux ambitions hégémoniques, qui a réussi mieux qu’ailleurs la fusion de ses électorats au moment des dernières élections législatives et dont les ambitions sont hégémoniques [ce qui est le propre de tout parti…Moi, j’aimerais bien qu’un parti de gauche occupe tous les postes à responsabilités dans ma ville, mon département, ma région ./…]

La volonté du leader départemental de l’UMP d’éliminer toute opposition dans ce département [il a surtout la volonté d’être élu et de faire élire ses amis…], nous l’avons mise à mal lors des élections régionales de 2004 en faisant jeu égal avec la liste d’union de la droite. Nous l’avons de nouveau contrariée avec l’élection de Marc DAUNIS au Sénat [bravo à lui !], un événement historique qui a été rendu possible par l’apport décisif de nouveaux élus socialistes issus des dernières élections municipales [faire référence aux municipales alors que ta liste a perdu des élus par rapport à celle menée par Patrick n’est pas de bon aloi…]  Mais nous devons avoir l’ambition d’aller plus loin [aller plus haut…mince, c’est la suite, mais ça m’a fait penser à une chanson qui passe en boucle sur une chaîne pour gosses…sans doute avons-nous là la même source !] et de porter plus haut les couleurs socialistes dans ce département. 

Nous ne devons plus nous contenter de succès ponctuels, même si nous en connaissons tous la valeur. [oui, les traitements des élus sont connus…enfin, officiellement…et à ce que l’on sait, la « valeur » est intéressante, surtout pour celui qui est élu ! J’aurais ici une grande pensée pour les camarades qui tractent, militent, affichent…pour le succès d’un homme.] 

Nous devons nous installer durablement comme une force d’alternance à tous les échelons du territoire. Mais cette ambition ne sera qu’un vœu pieu si elle ne s’accompagne pas d’un gros travail à tous les étages de la fédération [lieu commun sans réel intérêt]

Aujourd’hui plus que jamais auparavant dans l’histoire de notre fédération, les conditions de ce travail de conquête sont réunies. Ce travail, j’y consacrerai toute mon énergie [merci à toi]. Mais tout ne pourra pas venir du 1er secrétaire fédéral [Ah bon…ce n’est pas ce que je croyais avoir lu…Mais je dois y mettre du mauvais esprit !]. L’esprit de responsabilité qui a prévalu lors de ce congrès devra continuer à nous animer quotidiennement et collectivement dans l’accomplissement de nos objectifs. 

Le premier de ces objectifs doit être de recruter de nouveaux militants car ils seront les garants du dynamisme de notre parti et de son esprit de rénovation [tu devrais surtout faire attention que ceux qui restent ne partent pas…au Parti de Gauche par exemple !]Nul ne sait aujourd’hui si la baisse du coût de l’adhésion préconisée par la motion E pourra entrer en vigueur, mais je souhaite en toute hypothèse que soient levés les obstacles financiers à l’adhésion instaurés dans certaines sections [oui, c’est vrai que pour un parti « populaire », la cotisation  est un frein à l’adhésion…Mais je pense que la comédie dramatique que nous jouent les élites socialistes est encore plus dissuasive que le prix de la carte !] . Le Parti socialiste a vocation à représenter les classes populaires. Comment pourrait-il se prévaloir de cette mission si le coût de la carte est fixé à un montant supérieur à 45 euros pour tous [Vu que les ouvriers et autres petits salariés votent désormais majoritairement à droite…le fait de se muer en parti de centre droit peut, en effet, les faire revenir au bercail ! Mais est-ce le rôle d’un parti que de courir après son électorat ? ]? 

Le deuxième objectif va à mon sens de pair avec le premier. Il est de nous maintenir électoralement face à la pression du Président départemental de l’UMP pour matérialiser notre implantation. Les européennes de l’année prochaine seront un premier indicateur [attention…places à prendre !]. Mais les véritables tests seront les élections régionales de 2010 [lors desquelles tu tenteras de sauver ta place] et les élections cantonales de 2011 [attention danger, il faudra alors sauver des places !]. Nous devrons conforter à cette occasion notre assise pour envisager de nouvelles conquêtes [avant de sauver ou de prendre des places, il faudrait d’abord savoir pour quoi en faire…Avoir un programme, une orientation politique… Pour l’heure, ce que je vois, c’est des élus qui n’ont comme seul programme celui d’être élus, ou réélus…].   

Le troisième objectif sera d’accentuer notre effort sur la communication, interne comme externe, et les relations presse seront renforcées. Mais outre les moyens de communication traditionnelle, je crois beaucoup à internet, outil quasi gratuit, pour combler notre déficit de moyens face à une UMP toute-puissante. Le site internet fédéral doit être développé et exploiter toutes ses potentialités, et les élus et les sections seront encouragés à créer de nouveaux outils tels que des blogs ou des newsletters. Ceux qui le voudront pourront suivre des formations. Dans la mesure de nos moyens, le local fédéral sera réaménagé pour diffuser une image plus moderne de notre parti [la modernité du parti ne passe pas seulement par « l’apparence », mais d’abord par ses idées…La communication est primordiale dans notre société de l’information, mais elle ne fait pas tout. Elle est, de surcroît, une arme à double tranchant qu’il faut savoir maîtriser]

Le quatrième objectif sera de coller de plus près aux réalités pour rendre plus efficace notre travail collectif. Je souhaite par exemple que des comités réunissent à intervalle réguliers les sections appartenant aux mêmes conseils communautaires. L’intercommunalité est une réalité que nous n’avons pas suffisamment appréhendée. Actuellement un seul comité d’agglomération existe et fonctionne, celui de la CANCA. Le secteur études et prospectives sera chargé d’anticiper les changements pour les répercuter sur notre organisation. 

Ces objectifs ne sont pas exhaustifs mais ils doivent constituer des priorités pour le prochain mandat car ils sont, j’en suis convaincu, les fondements de nos succès futurs. Cette volonté de constituer une alternative à l’UMP dans tout le département doit guider toutes nos actions et mobiliser toutes nos énergies. 

Nous avons refusé la fatalité de la désunion. Nous devons maintenant ensemble refuser la fatalité de la domination UMP dans ce département. 

[AMEN !] 

En conclusion, voilà pourquoi j’adhère au nouveau mouvement, le Parti de Gauche. J’appelle tous les camarades « de gauche » à en faire autant. Visitez le site : www.lepartidegauche.fr 



Broyer du rose !

Rupture, changement…Le congrès de Reims reprend la thématique du « tout changer » de la dernière élection présidentielle. A ce petit jeu, c’est Ségolène Royal qui représente la mieux, aux yeux des militants socialistes, la rupture avec le parti né à Epinay en 1971 !

Pour autant, la Présidente de la région Poitou Charente n’a pas obtenu un score suffisant pour lui permettre d’imposer seule sa motion. Elle devra donc trouver un consensus avec les représentants des autres courants internes. Difficile, dans ces conditions qu’elle accède à la fonction de premier secrétaire du parti, tant elle focalise les inimitiés de bon nombre d’élus socialistes.  Le « clan Royal » s’est pourtant engagé à communiquer le nom de son candidat avant jeudi, jour du congrès.

Peillon ? Drey ? Rabsamen ? Les courtisans ne manquent pas, mais arriveront-ils à devenir majoritaires au sein du Parti ?

1.       Le scénario nihiliste…et prévisible !

L’avantage de la motion Royal, c’est qu’elle a le mérite de clarifier la position idéologique du PS…Si, au soir du congrès, elle devient majoritaire, il nous faudra placer le parti « au centre rosé » de l’échiquier politique. Ouverture au MODEM (qu’elle soutiendra au second tour de la prochaine élection présidentielle…), abandon des valeurs socialistes, faux pragmatique politique avec adhésion à la pensée unique./… Le PS « à la papa » sera enterré à la clôture du congrès.

Pourquoi un scénario nihiliste me direz-vous ? En actant la mort du PS comme principale force de gauche, Royal permettra l’éclosion d’un nouveau parti de gauche ! Puisque la nature a horreur du vide, le positionnement laissé vacant profitera au nouveau parti appelé de nos vœux et de ceux de messieurs Mélanchon et Dolez… 

 

2.       Le scénario coup de force à gauche !

Benoît Hamon (que nous continuons à soutenir) pourrait devenir le premier secrétaire du PS à la condition d’obtenir les soutiens des courants Aubry et Delanoë ! A elle trois, ces motions sont majoritaires.

Mais il sera difficile d’obtenir le soutien des « parisiens » sur le fond puisque la motion Delanoë est très proche de celle défendue par Royal : acceptation du libéralisme, ouverture politique au centre ./…

Seul un rejet personnel de Ségolène Royal pourrait conduire les proches du maire de Paris à soutenir Benoît Hamon. Mais quelle serait alors sa marge de manœuvre politique ? Pourra-t-il réellement repositionner réellement le parti à gauche, de façon pérenne, avec une ligne clairement définie et soutenue par tous ? Quelle serait la position des « libéraux » du parti si ce dernier opérait un véritable virage à gauche ? Auraient-ils le courage d’enfin assumer leurs idées en rejoignant qui le MODEM, qui l’UMP ?

3.       La rupture abordée !

Dernier scénario imaginable, les différents courants  trouvent un accord basé sur un consensus mou. Rien ne change sur le fond, sinon le nom du Premier secrétaire du parti ! Evidemment, chacun irait de sa petite phrase pour saluer l’unité retrouvée au Parti…L’hypocrisie politique fait parti intégrante de l’histoire des mouvements politiques en France.

 

Les deux premiers scénarii sont souhaitables dans la mesure où ils permettraient un véritable changement de cap avec la mise en place d’une pensée politique clarifiée…et des conséquences intéressantes si les hommes et femmes assument enfin leurs idéaux politiques (enfin, s’ils en ont !).



15014 visiteurs en un an…Merci à vous !

En regardant les statistiques du blog, nous nous sommes aperçu que la barre des 15000 visiteurs avait été dépassée…

Un grand merci à vous…en espérant vous retrouver pour fêter ensemble la 30000 visite !

 



Vers un nouveau parti de gauche !

A la suite du vote des militants socialistes, deux hommes, le sénateur Jean-Luc Mélanchon et le député Marc Dolez ont pris leurs responsabilités : ils quittent le PS pour fonder un nouveau parti de gauche !

Je soutiens naturellement ce mouvement que j'appelle de mes voeux depuis 2002 ! L'heure est semble-t-il venue de participer à cette nouvelle et grande aventure. Je vous invite donc tout naturellement à apporter votre soutien à ce mouvement en signant l'appel présent sur le site http://www.casuffitcommeca.fr

Nous reproduisons ci dessous l'appel cosigné par MM. MELANCHON et DOLEZ :

 

“Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages. Et la motion de Ségolène Royal lemporte avec sa proposition dalliance au centre. Ainsi, les orientations qui dominent la social-démocratie européenne lont emporté alors quelles conduisent partout à léchec. Elles avalisent lEurope du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, labstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Ce résultat est sans ambiguïté. Le score respectable de la gauche du parti ny change rien malheureusement.

Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous refusons de nous renier en participant à des complots et des combinaisons tactiques. Car quelles que soient les arrangements qui sortiront du Congrès de Reims, la future direction du PS appliquera lorientation majoritaire en particulier quand viendront les prochaines élections européennes. Il faudrait alors accepter ce que nous refusons depuis toujours : le traité de Lisbonne et le Manifeste commun avec les partis sociaux démocrates qui gouvernent avec la droite dans leur pays. Non ! Pour nous, ça suffit comme ça !

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin dune autre voix à gauche. Nous voulons lui être utiles. Nous voulons reprendre linitiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance daction. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et lécosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous la montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons dengager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction dun nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution dun front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons quune énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.”

Jean-Luc Mélenchon, sénateur de lEssonne
Marc Dolez, député du Nord